On y croyait dur comme fer avec Olivier. On y avait mis toutes nos tripes dans ce projet jeunesse, lui en parlant de Blaise Cendrars aux têtes blondes, moi en illustrant son texte de mes plus belles couleurs. On était fier ! Les mois passent, aucune nouvelle des éditeurs à qui nous avons envoyé notre merveilleux projet. Les mois se transforment en année, Olivier déménage, on passe à autre chose, on pense à autre chose. Puis le téléphone sonne à mon domicile, une éditrice à l’autre bout du fil m’annonce qu’elle a lu le manuscrit et l’a beaucoup aimé. Mon cœur bondit, la tête me tourne, c’est inespéré. Par contre, Olivier ayant déménagé et changé de numéro, elle n’a pas pu le contacter directement et sa demande transite par moi car en fait…euh… comment dire… on est juste intéressé par le texte.