Je sais bien que ma carrière d’illustrateur est précaire, du jour au lendemain, on me remercie de mes bons et loyaux services et basta, me voilà redevenue moins que rien, je peux bien dépérir dans mon coin, cela n’émeut personne alors qu’il y a peu, on me trouvait indispensable au moment du bouclage. Comment dois-je donc prendre cette proposition de reclassement sur un poste de télémarketeur chez cet éditeur en redressement judiciaire ? A-t-il été sensible à mes talents de négociatrice ?