Un jour on se réveille et le dessin est devenu ennemi. Au départ, on s’était dit qui si une quelconque force obscure nous amenait à ne pouvoir plus dessiner, on en crèverait, on n’avait plus qu’à se foutre en l’air, que la vie n’aurait plus aucun sens. Et là on se réveille avec l’angoisse des vieilles douleurs, les bras et les doigts déjà crispés à l’idée même de devoir tenir un crayon, les épaules et la nuque qui crient d’avance. Pitié, aïe, ouille. Alors on se dit, et si je ne dessinais plus, ça changerait quoi ?