Horacio était Uruguayen. Lorsqu’on était enfant en Uruguay, on n’avait accès à rien. Il avait commandé des albums de Gaston et pour se faire, avait dû écrire une lettre de motivation au gouvernement afin que son colis ne soit pas confisqué. Les albums de Gaston sont arrivés cinq ans plus tard. A ce moment là, il les avait complètement oubliés et était passé à autre chose. Horacio était devenu du coup du genre à ne pas se contenter de ce qu’il avait, il partait toujours à la recherche d’inédit et d’inaccessible. Il était parfois difficile à suivre mais incontestablement au-dessus de la mêlée.