Tous les ans c’est la même chanson. Je guette l’arrivée du printemps. Savoir à quelle sauce je vais être mangée. Mon nez est un indicateur assez fiable, pour ça on peut dire que j’ai du flair. Sinon le chant des oiseaux. L’annonce du renouveau se fait par leur intermédiaire. Un barouf du tonnerre vers 4-5 heures du matin, du piou-piou en rut à gogo et vazy que mon ramage se rapporte à ton plumage. Pas moyen de dormir pendant des semaines rapport au raffut des piafs. Cette année, rien. A peine un tchip par ci par là, du cui-cui de décibel soporifique. C’est quoi cette affaire ? Il est où mon printemps morveux ? C’est bientôt la fin des oiseaux ? La fin du monde ?