La salle d’attente est terrible, impitoyable. Difficile ici de ne pas jouer les comparaisons. On ne peut s’empêcher de penser que si nos enfants sont mal branlés, au moins ils fonctionnent. Combien ici semblent absents, des coquilles d’enfants vides à l’intérieur, petites machines secouées de spasmes nerveux et de cris répétitifs qui tournent en rond. Un enfant de traviole ou un enfant vide ? Que vaut-il mieux, l’ado boudeuse qui parle mal à sa mère devant moi ou celui qui se balance frénétiquement mais suit docilement celle qui l’appelle ? La petite fille qui hurle toutes les cinq minutes ou celle qui refuse de s’asseoir sur une chaise ? Les heures de retard semblent interminables…