Juste avant Gattaca se déclare mon rhume des foins. Les piafs ne se sont pas remis à chanter pour autant la nuit, mais je viens de lire que nous avons perdu quatre millions d’oiseaux en trente ans, les miens n’ont pas dû passer l’hiver. J’évite de penser à ceux que ramène le chat, je me sens écologiquement coupable. Je pars tous les matins pour Gattaca, en pleurs sur mon vélo parce que les arbres me tirent des larmes. Et j’essaie de faire croire à l’adolescente que c’est l’émotion. Ou bien je me cache derrière ces larmes de foin pour dissimuler les autres.