La fête à Neuneu

Lorsque j’ai commencé ma première année d’hypokhâgne, j’étais très emballée. J’étais sûre que ce serait la fête de la Littérature, j’allais en voir de Belles Lettres et plus qu’à mon heure, j’allais plonger dans le surréalisme, le nouveau roman, le romantisme, les Lumières, bref, festival. Que nenni ! C’était la même chose qu’avant, en plus ennuyeux. L ‘Arnaque avec un grand A. Français, histoire, géo, anglais, allemand… Pffouii, la tannée, le rasoir quotidien. Comment étais-je sensée grandir, m’élever avec un programme pareil ? On nous a même collé cartographie. Ah ça, on allait en construire de jolies cartes Michelin, regarde ma belle courbe, tu l’as vue mon échelle au 5000ème et ma cote de malade ? En Lettres Sup ! C’est vrai, des fois que j’espèrerais devenir écrivain, ça peut toujours servir pour une envolée lyrique topographique .