Je me fais immanquablement avoir toutes les semaines. Mon esprit divague, je pense à tout et n’importe quoi sauf au constat douloureux que ma ligne n’est pas infinie. Vient alors le moment cotonneux où on entend des otaries et les lumières vacillent. La bosse se rappelle ensuite à moi toutes les longueurs. Je freine donc systématiquement cinq mètres avant l’arrivée, me retrouvant bêtement à flotter à mi-chemin ou à pédaler lamentablement dans un mètre d’eau. Les maîtres nageurs doivent bien se marrer s’ils m’observent.