C’est l’heure du bourgogne aligoté annuel avec Olivier. Il vient d’être papa pour la deuxième fois, il s’amuse que je trouve le prénom du bébé d’un ami commun fan de bande dessinée au bout de trois essais. Olivier confesse avoir fait l’amour avec cinquante femmes, m’assure qu’il se souvient du prénom de chacune. Curieusement, il prétend que nous nous sommes rencontrés la premère fois chez Stéphane et qu’il est sorti le soir même avec la blonde. Je suis obligée de lui souffler son prénom. Décidément, je suis bonne en prénoms ce soir. Olivier et moi, nous avons les mêmes souvenirs mais pas dans le même ordre. Je suis certaine de l’avoir rencontré la première fois chez lui, avec Sandrine et son frère, nous avions parlé de “Toto le héros”, nous étions étonnés d’avoir vécu dans la même petite ville ouvrière ennuyeuse et de l’avoir découvert par le nom de la cafétéria du centre Leclerc. Mais je sais que j’ai raison, Olivier soutient que le premier album de Mendelson s’intitule “l’avenir est derrière”, moi “l’avenir est devant”. C’est évident que sa mémoire le trahit.