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journal intime universel

Camille Becquet

Mois

juillet 2015

Manger en Suède

Kulturhuset – Sergels Torg

Le restaurant qui se trouve tout en haut du Kulturhuset vaut surtout pour sa vue qui surplombe T-Centralen, bien que l’on pourrait arguer que voir H&M et Mango en plongée, on s’en fout un peu. On y voit tout de même de bien jolies terrasses, la fontaine et un camaïeu de jaunes qui nous avait échappé du macadam. Ca sert toujours de prendre de la perspective. Alors, comme dit le comptable, c’est un poil mieux que la cantine. Les petites entrées sont gratuites, ainsi que le thé/café, le pain et même le gâteau étrange que l’on prend chaque fois en oubliant qu’il n’est pas bon, même les écureuils du Parc de Skansen n’en veulent pas.

C’est tout en suédois et c’est à peine chaud, mais on a la chance à chaque fois de trouver une table près de la grande baie vitrée. Par contre, si le café est gratuit, il faut s’acquitter d’une redevance pour satisfaire des besoins que tout touriste éprouve après une longue marche. Si tu veux pisser, t’as qu’à payer.

Une logique toute suédoise.

Voyage Jour 8

C’est chaque fois la même chose, on se retrouve seul en maillot de bain au milieu des Vikings naturistes et paradoxalement, on se sent plus qu’à poil.

Voyage Jour 7

Il faut venir ici pour trouver une madeleine d’enfance précieuse : le petit noir, le chef des petits mous. Le cheval suédois est bien content lui aussi de s’être trouvé un ami assorti. Vous ne saviez pas que le cheval suédois était noir ?

Voyage Jour 6

N’est-ce pas ironique de se découvrir une allergie au soleil dans ce pays où il ne brille qu’un jour par an ?

Manger en Suède

Dumpling & Sushi, 58 Renstiernas Gata Södermalm

Le ravioli grillé, c’est une sorte de Graal. Je connais les meilleurs de Paris, c’est donc tout naturel que nous ayons également trouvé les meilleurs de Stockholm. On nous a recommandé Beijing, chaîne hype de raviolis branchés, mais le comptable et moi, nous n’avons pas adhéré au concept du goût de feu. On avait pourtant choisi les moins épicés. Pour avoir testé les plus, je n’ai pas vu la différence avec les moins. C’est toujours goût de feu.

Chez Dumpling & Sushi, on n’a pas tout misé sur la beauté du bois blond suédois et la déco en général, bien que je trouve la tapisserie très belle. Tous les ans, nous retrouvons la dame au fichu qui ne parle pas anglais mais ne s’en affole pas, il suffit qu’elle nous tende la carte et que nous notions les numéros. C’est international les numéros, tout le monde les comprend, ils sont sympathiques, je vois bien pourquoi le comptable les aime tant.

On peut se servir de la soupe à volonté, du thé à disposition pour qui n’est pas effrayé par l’herbe à manger avec, il faut partager la seule carafe d’eau avec les quatre tables, mais le Suédois toujours urbain vient vous la rapporter quand il s’en sert.

Tous les ans on espère que le 58 sera toujours ouvert.

Tous les ans on revient.

Tous les ans c’est supère !

Voyage Jour 5

Salong. Restaurang. C’est simple, on rajoute un g et on sait parler suédois. Par contre, le pain, c’est Kaka.

Voyage Jour 4

Voilà l’été. Enfin l’été ! Tellement exceptionnel qu’il se doit d’être annoncé dans les journaux. Ne nous emballons pas pourtant, il ne dure qu’un jour. Les Suédois ont eu de la chance cette année, c’était un dimanche.

Voyage Jour 3

C’est particulièrement bien, les petits matins.Tous ces noms imprononçables et familiers que l’on retrouve tous les ans, smör et blåbär en tête, que l’on adore prononcer à la française, parce que finalement c’est plus drôle ainsi.

Voyage Jour 2

Des mouettes tournoient et criaillent au-dessus de nos têtes, un chat nous interpelle avec un fort accent agacé, des moustiques gros comme le poing s’affolent après ce long hiver de pluie. Puis ce gros individu qui traverse la rue pour se réfugier dans l’école déserte, une mutation entre le lièvre et le lapin, celui que me enfants appellent le liapin. Pas de doute, nous sommes bien de retour à Stockholm.

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