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journal intime universel

Camille Becquet

Mois

septembre 2015

Ich bin ein Berliner

« Mesdames et Messieurs, préparez-vous pour le décollage. » Non, jamais je ne serai prête pour un décollage. Au loin, la montgolfière Die Welt. Ha ha, déjà trois cents fois plus haute que toi, ma vieille !

Ich bin ein Berliner

Pourrais-je moi aussi dominer le monde le jour où je n’aurais plus le vertige ?

Ich bin ein Berliner

Sous nos fenêtres, chats et lapins de garenne cohabitent. Ou pas. On ne sait pas. On ne veut pas savoir.

Ich bin ein Berliner

C’est toujours lorsque l’on s’insurge contre les clichés nationaux que l’on croise un Parisien en marinière rayé avec béret. Ici par contre, nul Berlinois en culotte de cuir et chapeau tyrolien. Pourtant le climat se prêtait au dénuement de la gambette.

Ich bin ein Berliner

Au moment où je me faisais la réflexion qu’on ne trouvait pas ici de pigeons écrasés sur la route, je tombe sur un crapaud. Un crapaud en ville.

Ich bin ein Berliner

A saisir : loft 50 000 m carrés. A rafraîchir.

Ich bin ein Berliner

Qui n’a pas fait ce rêve improbable de traverser toute la piste d’atterrissage de l’aéroport en bicyclette ? Dommage, je n’ai pas décollé au bout.

Ich bin ein Berliner

Le nombre de fois où je dois ôter de mes souliers les petits gravillons qui s’y sont glissés me fait penser que le bitume est loin d’avoir envahi cette ville.

Ich bin ein Berliner

Si à la maison, celui qui détient le pouvoir est celui qui a la télécommande, en voyage c’est celui qui à le plan de la ville.

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