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journal intime universel

Camille Becquet

Mois

septembre 2015

Ich bin ein Berliner

Le doux et flegmatique André s’est transformé en Barbe-Bleue. Les cheveux aussi. A table, en apercevant les poils colorés de son torse dépasser de sa chemise, les filles se demandent si le reste est à l’avenant.

Ich bin ein Berliner

Clémence soutient que, contrairement à son compagnon, elle n’a jamais vomi sur scène. Par contre, par deux fois, juste avant d’y monter, par intoxication alimentaire. Elle rit de son rire céleste en se remémorant la sensation du spaghetti remontant le long de son nez. Bon appétit, nous venons de commander des pâtes.

Ich bin ein Berliner

Alors que nous traversons la ville à grandes enjambées, sans plus se soucier de l’extérieur, elle fait vibrer son ukulélé en lançant son rire céleste. Non, son rire clément. Je me trompe toujours. Clémence marche en musique. Et soudain la ville semble céleste. A Berlin, on peut naturellement rallier un point A à un point B en jouant de son instrument.

Ich bin ein Berliner

Les chats sont bien cachés. Trop de chiens peut-être ? Patience, c’est bientôt leur journée. Planquez-vous, cabots !

Ich bin ein Berliner

Des moineaux, des moineaux, des volées de moineaux, ceux qu’on dit en constante diminution. Mais si peu de chats. Des guêpes, vrombissantes, abrutissantes, agaçantes, en tournoiement incessant. Et des lapins qui poussent dans les cours herbeuses des immeubles, passant nonchalemment sous les fenêtres. Des choucas, pas de pigeons, ces éboueurs urbains. Paris serait-elle si polluée pour que toute cette faune l’ait désertée ?

Manger dans le noir en festival indus

On se demandait lequel de nos amis nous avait parlé d’un restaurant où l’on mange délibérément dans le noir. On n’en est pas loin, là. Devine ce qu’il y a dans ta crêpe vegan friendly ? Et de s’étonner de n’avoir pas eu à faire la queue pour acheter un ticket puis encore faire la queue derrière les dizaines de Parisiens pour obtenir son manger. On est vraiment trop nombreux à Paris. J’y suis bien moi, vous ne voulez pas partir, les autres ?

Ich bin ein Berliner

A Berlin, on peut se retrouver à l’endroit où l’on a tourné Blade Runer. Au moins. On dirait, toujours. Des répliquants s’y déplacent sous les lumières étranges de ce monde. Y croisera-t-on Roy Batty ? Dangerous, sexy and tragic. A moins que ce ne soit Mondwest ?

Ich bin ein Berliner

Je me souviens que lorsque nous arrivions, enfants, en Allemagne pour les vacances, la première chose qui nous frappait, c’était la couleur des voitures. Des jaunes, des vertes, des oranges, des coloris qui avaient disparu depuis bien longtemps des carrosseries françaises. Heureusement, toutes ces années plus tard, Berlin conserve une palette riche et fantaisiste, aussi variée que son architecture.

Ich bin ein Berliner

Des chiens ? Oui des chiens, pas mal, pas plus qu’ailleurs non plus. Mais toujours cette attention pour les amis aux terrasses des restaurants : l’écuelle d’eau.

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