Il me disait : “ Si, je sais faire, mais mal.” On pouvait y entendre un peu de fatalité et l’envie me poussait de l’encourager à ne pas toujours écouter les autres.

Cela me rappelait cette scène, où j’étais entrée chez un commerçant pour demander mon chemin. L’épicier hésitait, une dame très âgée est intervenue pour m’indiquer la rue. Le commerçant s’est emporté. “Ah, ne l’écoutez pas, elle est vieille !”.

La dame est repartie en courbant l’échine et je l’entendais encore marmonner pour elle-même. “C’est vrai, je suis vieille.” Avec la fatalité lourde de toutes ses années sur ses épaules.

Et c’était une des choses les plus tristes que j’ai entendues.