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journal intime universel

Camille Becquet

Mois

avril 2016

London calling

A chaque fois qu’un Anglais nous demande notre programme de la semaine, nous répondons que nous allons voir des amis londoniens. On passe sous silence le reste.

London calling

Fortnum & Mason commercialise un tout nouveau thé en hommage à la Reine, Queen Tea. Après dégustation, nous décidons unanimement d’acheter plutôt des biscuits.

London calling

Alors que l’Angleterre s’apprête à fêter les 90 ans de la Reine et le plus long règne de son histoire, le Prince se meurt.

London calling

Au cours du très long trajet du bus 63, les couleurs des uniformes des écoliers varient, passant du bleu marine liseré d’un bel orange au bleu roi liseré bleu céladon, puis bordeaux, marron glacé. Chacun, au sein de ses couleurs, s’efforce de personnaliser son costume.

London calling

Message Eurostar : “La personne qui a perdu son marteau spécial, est invitée à se présenter”. Je doute que le terroriste qui s’apprêtait à briser la vitre sous le tunnel se fasse connaître.

Message Eurostar. On réclame maintenant une personne du corps médical. Se pourrait-il que ce soit un marteau à réflexes ?

London calling

J’abandonne mes enfants derrière moi à la douane, qu’ils se débrouillent! A la question “Do you travel with your parents ?” petite vengeance Antoine Doisnelienne de l’adolescente : “my mother just passed.”

Cambrousse-sur-mer

« Dans la ferme, il y a une vingtaine de vaches et cochons, des poules, 2 oies, 2 chiens et aussi un âne (non pas mon père) qui s’appelle Charlot.

Georges me sera d’un grand secours car il est étudiant en fac à Clermont-Ferrand et parle allemand mais je le verrais trop peu, seulement pendant les vacances. il m’apprendra ma première phrase de français que je dois répéter le soir à mon père : « Tu es Napoléon le roi des cons. »

(journal de mon père)

Cambrousse-sur-mer

« Un jour Mutti me dit que je dois passer quelques jours chez les grands-parents paternels à Güllesheim. Comme j’avais déjà été chez eux, je n’étais pas surpris. Mutti me met donc à l’autobus et me dit, n’oublie pas tu dois descendre à Horausen. La maison des grands-parents à Güllesheim était à 1 km et autant que je me souvienne, je savais y aller, mais par contre, j’avais peur de manquer l’arrêt du bus à Horausen. Aussi j’ai demandé à plusieurs reprises à un monsieur en imper gris quand je devais descendre, il m’a répondu « ne t’en fais pas, je descends moi aussi à Horausen ».

Me voici donc dans ma nouvelle demeure avec les grands-parents et tante Irène. Le lendemain, visite du monsieur à l’imper gris. « Mais je connais ce petit garçon ! » Irène : »Bien sûr puisque c’est ton fils. »

Et c’est comme ça que j’ai connu mon père à 9 ans. »

(journal de mon père)

Cambrousse-sur-mer

C’est aux détails qu’on reconnaît sa famille. Chez moi, on a tous le virus de l’oreiller plat.

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