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journal intime universel

Camille Becquet

Mois

mai 2016

London Calling

Les renards investissent la ville. Mickaël dit qu’un goupil a tranquillement traversé Downing Street pour rejoindre les fenêtres du Premier Ministre la semaine dernière, immortalisé par les flashs des paparazzis. Pas de une des journaux pour celui-là, si ce n’est le cliché que je prends avec mon portable. Il flotte au milieu du canal, pensif, la truffe tournée vers le fond. Il a l’air de se dire “Que me suis-je aventuré dans cette eau noire ? Où donc est la sortie ?”

London Calling

J’ai fait péter les traditionnels crackers de Noël, non seulement j’ai perdu à chaque fois mais j’ai renversé le jus d’orange, tout ça pour une couronne en papier et une pince à épiler de traviole.

London Calling

Chez les Anglais, c’est tout ou rien. Le 25 décembre, bouton “off”, c’est ville morte. Pas un eurostar, pas un train, pas un métro, pas un bus, pas un Tesco, pas un pub d’ouvert. Vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer à l’aéroport pour espérer rejoindre la ville. Le lendemain, premier jour des soldes (Boxing day). Tout est ouvert et c’est une invasion d’Anglais à tous les coins de rue. Bouton “on”. La veille, les Anglais s’entraînent et se préparent à ce deuxième jour noir.

London Calling

Il ne me reste plus que quelques billets sur un vieux London, celui entraperçu il y a deux ans lors des fêtes de fin d’année. Fini Pâques, welcome Noël ! :

Petite fierté dans l’avion, je n’ai pas à remplir la fiche de douane parce que je fais partie de l’Union Européenne. Je regarde les pauvres ressortissants d’ailleurs avec pitié. Moi je fais partie de l’Union Européenne ! D’accord, c’est la seule circonstance où on peut éprouver ce genre de fierté.

London Calling

Seule l’Angleterre peut déverser sur tapis roulant un sexagénaire à bonnet crête de punk.

London Calling

Attention, l’Anglais est prompt à vous appeler “chéri”. “Sorry, Love”, “Excuse-me darling”. Hého, d’accord mais c’est pas une raison pour me marcher sur le pied .

London calling

Venir à Londres pour croiser au hasard d’une rue, l’enseigne d’un homonyme. Rencontre improbable sous des auspices favorables. Nulle faille temporelle ne s’est ouverte, Dr Who peut dormir tranquille.

London calling

Pléthore de dog-walkers au cimetière. Chiens et vieilles pierres font bon ménage. La médaille revient à ceux qui promènent tout un bouquet de bêtes à poils de même coloris.

London calling

Un vieux monsieur anglais me confie en secret le titre du nouveau Star Wars, me demandant de ne pas le répéter. Il fait bien sûr le tour de l’assemblée, divulguant à qui veut bien l’écouter ce secret qui lui brûle les lèvres. Cependant avec moi, il peut dormir tranquille, je n’ai rien compris à son accent.

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