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journal intime universel

Camille Becquet

Mois

novembre 2016

Airbnb in the sky

Notre astronaute Thomas Pesquet s’est envolé en Soyouz avec quelques collègues pour rejoindre la station ISS. J’apprends qu’il va prendre le relais d’une équipe déjà en place, qui gagne ainsi le droit de rejoindre ses pénates, et que la station est ainsi habitée continuellement par divers locataires. Mais que se passe-t-il quand on arrive sur place, si jamais ceux qui quittent le navire ont laissé un bazar sans nom et n’ont rien nettoyé ? Ce n’est pas parce qu’on a passé tous les tests d’apesanteur haut la main qu’on est une fée du logis. Hé, Youri, tu t’en vas où, là, t’as pas l’impression d’avoir oublié de faire quelque chose ?

Au nouvel atelier

En bénéficiant des gros bras de Vincent pour mon installation, celui-ci me montre que de mon atelier, on voit les fenêtres de son appartement. C’est un des avantages d’habiter au 7ème ciel, on prend de la hauteur et on met en perspective une carte de l’amitié, tissant des fils invisibles vers les logis de ses amis parisiens.

Snapshot -Nation

Acheté le 04.09.16

Une femme en cheveux tient un animal inquiet dans ses bras, se tenant droit comme un militaire. Des fleurs au bord des marches. Au loin, des arbres, un immeuble.

(photo visible sur demande)

Paname

Dans le film « Le dieu éléphant » de Satyajit Ray que je suis allée voir avec Nadia, il manque cruellement d’éléphants. Mon personnage préféré, c’est le culturiste (bodybuilder en hindi)… 44 centimètres de tour de biceps, c’est vérifié-tâté dans le film. Je l’aime particulièrement car il ne sert à rien. Pas un moment il ne servira l’intrigue. Du muscle gratuit.

Dans « La bonne année » de Claude Lelouch que j’ai visionné le soir, par contre tout sert, y compris les scènes de divagation où l’on se donne le beau rôle alors que la réalité est moins reluisante. Une très belle réplique se cache dans le personnage bourru interprété par Lino :

« C’est quoi pour vous, une femme ?

-Une femme ? C’est un homme qui pleure de temps en temps. »

En sortant de la séance, Nadia me faisait remarquer qu’il nous avait fallu du temps pour apprécier la saveur d’un café sans sucre, d’un thé vert ou d’une olive noire. Que leur acceptation était la nôtre dans le monde des adultes.

Finalement, être un homme ou une femme, un grand ou un petit, tout ne serait qu’une question d’appréciation de l’amertume de la vie.

Paname

Delphine me dévoile son trésor : une boîte remplie d’élastiques et de rubans qu’elle chérit. un ami à qui elle avait également montré son butin lui avait dit que c’était une étrange fascination pour une fille aussi détachée.

Paname

Alors que des soucis poussent dans mon jardin, une petite pensée fleurit au pied de mon immeuble. Les fleurs de Paname sont décidément bien poètes.

Snapshot – Mauerpak à Berlin

Acheté le 07.08.16

Un chat noir sur le carrelage, se prend pour un caméléon en imitant la toile du parapluie ouvert sous lequel il est allongé.

(photo visible sur demande)

Paname

J’aime la réponse de mon ami Benoît lorsqu’on l’interroge sur ses projets artistiques : « j’attends l’automne. »

Snapshot – St mandé

Acheté le 07.09.16

Un photomaton. Une déchirure zèbre le front des deux personnages.

(photo visible sur demande)

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