Dans le film « Le dieu éléphant » de Satyajit Ray que je suis allée voir avec Nadia, il manque cruellement d’éléphants. Mon personnage préféré, c’est le culturiste (bodybuilder en hindi)… 44 centimètres de tour de biceps, c’est vérifié-tâté dans le film. Je l’aime particulièrement car il ne sert à rien. Pas un moment il ne servira l’intrigue. Du muscle gratuit.

Dans « La bonne année » de Claude Lelouch que j’ai visionné le soir, par contre tout sert, y compris les scènes de divagation où l’on se donne le beau rôle alors que la réalité est moins reluisante. Une très belle réplique se cache dans le personnage bourru interprété par Lino :

« C’est quoi pour vous, une femme ?

-Une femme ? C’est un homme qui pleure de temps en temps. »

En sortant de la séance, Nadia me faisait remarquer qu’il nous avait fallu du temps pour apprécier la saveur d’un café sans sucre, d’un thé vert ou d’une olive noire. Que leur acceptation était la nôtre dans le monde des adultes.

Finalement, être un homme ou une femme, un grand ou un petit, tout ne serait qu’une question d’appréciation de l’amertume de la vie.