Ce matin tout juste, un jeune garçon trottinait devant moi, de cette manière très particulière. Tap tap sur une jambe, puis tap tap sur l’autre, une démarche toute sautillante propre à l’enfance. En le voyant, aussitôt l’envie de faire de même me prit. Quel dommage qu’on y renonce une fois adulte. On se sent capable de chanter quand on déambule ainsi. Si on conseillait cette thérapie à bien des aigris, des déprimés, des coléreux, je suis sûre que le monde tournerait mieux. Il en serait plus bondissant.

D’ailleurs,tout de suite je vais beaucoup mieux alors qu’hier j’avais le moral en berne. Quelqu’un m’a glissé autour du poignet un bracelet VIP. Ce fut une expérience cuisante. la violence des salons littéraires parfois…Bon, je préfère enterrer cette humiliation.

Je préfère dire à Philippe que j’ai bien reçu sa délicieuse carte postale du Portugal. Philippe, tu sais y faire, tu sais que j’adore les récits de vacances, surtout quand ils sont bien tournés. Je n’ai pas oublié les collections de coquillages, tu fais bien de me le rappeler, mais tu sais, Stockholm ne se prêtait pas à cette collection-là et tu vois bien pourquoi. Quant à la collection de feuilles, elle est commencé depuis quelques semaines.