Le parc de Belleville, tout en haut de ma rue, abrite une population fournie de petits greffiers sauvageons, modèles noirs et blancs, voire tigrés. On s’arrête là sur les nuances. Quelqu’un vient les nourrir, je connais la cachette.

Mon amie Catherine aussi nourrissait les chats de sa résidence. Cette activité lui valait une certaine inimitié de quelques copropriétaires. Un jour, alors qu’elle prenait l’ascenseur, blouson noir sur le dos et boîte de Félix en main, elle tomba nez à nez avec la vieille dame qui jetait la pâtée qu’elle offrait à ses protégés. Elle lui dit la prochaine fois que tu la jettes je te la fais bouffer. Je crois que la dame lui a fichu la paix ensuite.