Tous les matins, je croise sur mon chemin le sosie de Charles. C’est troublant, tout de même. Lorsque je l’aperçois dans la brume, je me dis que peut-être, Charles est mort et personne ne m’en aurait rien dit. Ainsi je croiserais son fantôme pour me signaler cette triste nouvelle. Comme mon amie Nathalie qui vit Michel dans la rue, alors qu’il était décédé deux semaines auparavant.

Quelques mètres plus loin de notre traditionnel point de rencontre, un homme terminait le recouvrement du bac à sable du parc. Pouf ! Disparu ! Un bac à sable fantôme désormais.