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journal intime universel

Camille Becquet

Mois

février 2017

Snapshot – Mauerpark à Berlin

Acheté le 07.08.16

Un chat noir et blanc aux yeux jaunes attend près d’une théière posée sur une gazinière. Derrière, sur le carrelage blanc, 3 autocollants, 2 fleurs et une main rouge.

(photo visible sur demande)

Paname

Tous les matins, je croise sur mon chemin le sosie de Charles. C’est troublant, tout de même. Lorsque je l’aperçois dans la brume, je me dis que peut-être, Charles est mort et personne ne m’en aurait rien dit. Ainsi je croiserais son fantôme pour me signaler cette triste nouvelle. Comme mon amie Nathalie qui vit Michel dans la rue, alors qu’il était décédé deux semaines auparavant.

Quelques mètres plus loin de notre traditionnel point de rencontre, un homme terminait le recouvrement du bac à sable du parc. Pouf ! Disparu ! Un bac à sable fantôme désormais.

Pseudos

J’apprends dans Stylist (ma nouvelle Bible), qu’il existe un jeu de cours de récré qui consiste à coller le nom de son premier animal de compagnie avec celui de la rue où l’on a grandi pour trouver un pseudo. Personne ne me dit jamais rien ! Dire que j’aurais pu m’appeler Fanny Prévert au lieu de Camille B. Ou au choix, Choupette Laënnec et Bimbo Fragonard.

Animals

La jeune femme avec qui je trinque ce soir a tourné dans un film que j’ai vu mais dont je garde un souvenir flou. Est-ce elle ou mon amoureux qui a parlé de la loutre du film ? La jeune femme avoue que ce fut un calvaire de jouer avec elle. Elle n’obéissait qu’à ses dresseurs, dégageait l’odeur de 2 tonnes de poissons avariés, tentait de la mordre à la gorge et supportait difficilement la présence des filles. Il fallut 4 heures pour qu’elle pose sa tête sur le bord de la baignoire, offrant un moment de grâce à toute l’équipe.

J’étais bien peinée de ce témoignage, moi qui prenais la loutre pour un être facétieux, affectueux et drôle.

Jusqu’à ce que je me souvienne d’un coup de l’affiche du film, Queen of Montreuil.

Ding dingue dong

Inquiétude ce matin alors que j’arrive à l’atelier. Une fois installée, je perçois un faible bip, semblable à celui qu’émet la pile en fin de vie du détecteur de fumée. Ce n’est pas elle la coupable et j’aurai beau chercher la source toute la journée, le mystère du bip demeure insoluble. Je quitte le lieu en priant que le son reste à ce faible niveau afin de ne pas importuner les voisins pendant le week-end.

Puis au moment de me coucher, dans le silence de la nuit, le bip revient. Dingo, depuis tout le temps, le tintement était dans ma tête ! Quel soulagement….

Snapshot – Mauerpark à berlin

Acheté le 07.08.16

Une femme en pantalon blanc assise sur un fauteuil caresse un caniche noir à collier jaune.

(photo visible sur demande)

Au nouvel atelier

Ma tante a dormi à l’atelier. Elle m’a confirmé que l’on faisait de beaux rêves au 7ème ciel. En partant, elle m’a laissé un cadeau, un crocus que protègent deux oiseaux. Parce qu’a-t-elle dit, elle a bien noté que j’aimais les plantes et les volatiles. Comme me voici joliment résumée !

Prénom

Je suis mal élevée, j’ai déjà offert un parfum. Je ne suis pas à ma première fausse note, j’ai aussi offert des œillets à une fille qui m’a fait remarquer que cela portait malheur.

J’ai offert Eau de Camille à Camille. On n’a pas idée de porter un tel prénom, aussi. Je ne sais pas résister aux clins d’œil. L’histoire se termine bien. On ne devrait pas toujours écouter les mauvais augures de la bienséance. Le lendemain, Camille m’a écrit qu’elle l’adorait, que sa sœur était jalouse. Elle n’avait qu’à s’appeler Camille.

Patronyme

Le Grand-oncle de mon amie Camille (oui j’ai des copines qui s’appellent comme moi) avait pour patronyme De Lapparent. Son nom entier était Cochon de Lapparent, mais il avait fait ôter le premier car à l’école, son fils Hubert était raillé. Cet homme découvrait que les enfants sont méchants.

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