Corinne, Marie-Hélène, Frédérique, Gaëlle, Agnès. Les prénoms de mes copines pendant ma scolarité. Une à la fois, toutes à la suite, jamais de mélange sauf pour les deux dernières. J’envie ceux qui se trouvent bien en bande. Le jour où Gaëlle nous a annoncé qu’elle ne souhaitait plus être notre amie, le sol s’est ouvert sous mes pieds. Je m’étais toujours brouillée avec les précédentes, ce fut la première fois qu’on me quittait. Un vrai chagrin d’amitié. C’est douloureux, quelqu’un qui vous rend votre sympathie comme si c’était la clé d’un appartement.

Agnès, on s’est quittées le jour de mes 22 ans, je partais pour Paris. Agnès m’a dit que c’était moi qui la fuyais. C’était vrai. J’étais triste qu’elle m’ait déjà remplacée et soulagée qu’elle ait trouvé quelqu’un pour satisfaire ses désirs dont je ne voulais pas.