« Je passe en voiture près d’un champ qui se trouve près du Sabot d’Or et j’aperçois au loin, un obus qui avait dû remonter avec la sécheresse. Je téléphone aussi sec aux flics pour leur demander le service de déminage, ils n’ont pas voulu et m’ont renvoyé vers la mairie. A la mairie, même combat, personne ne veut entendre parler de déminage et se bouger, ça dure pendant trois jours et on finit par me renvoyer les flics. Je les préviens de venir avec des bottes, et je vois deux flics descendre de leur voiture, un jeune et un vieux, tous deux avec leurs petits souliers cirés. Evidemment, à mi-chemin, ils commencent à peiner et à râler pour leurs chaussures, alors que des enfants peuvent passer là avec les chevaux. Je leur ai dit « Vous me faites chier » et je suis allé chercher l’obus tout seul.  Je suis revenu avec l’obus dans les bras, je l’ai jeté dans ceux du plus vieux, le jeune avait déjà décampé. Il n’osait plus bouger et refusait de le transporter dans sa voiture. Alors on l’a caché de sorte qu’ils puissent le retrouver sans que personne ne tombe dessus. Lorsque les démineurs sont venus le chercher plus tard, ils ont constaté qu’il était effectivement encore actif. «