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journal intime universel

Camille Becquet

Mois

mars 2017

Prénom

Mon ami Damien avoue n’avoir guère apprécié le sous-titre de la série de films qui portent son prénom.

Le snapshot de lundi dernier

Une tendance très nette : mes contributeurs affectionnent le format à l’italienne. Et puis, un petit clin d’œil délicieux à un snapshot précédent et ses 3 autocollants. Good job, fellows !

Edit du mercredi : voici également la contribution de dernière minute de la jeune Françoise G., 12 ans, qui s’est soudainement trouvée inspirée par le sujet. Bénie soit-elle !

Snapshot – Place Martin Nadaud

Claude et Zouzou, place Daumesnil, Paris 12ème.

(photo visible sur demande)

Histoire dans les poches de mon père

« Je passe en voiture près d’un champ qui se trouve près du Sabot d’Or et j’aperçois au loin, un obus qui avait dû remonter avec la sécheresse. Je téléphone aussi sec aux flics pour leur demander le service de déminage, ils n’ont pas voulu et m’ont renvoyé vers la mairie. A la mairie, même combat, personne ne veut entendre parler de déminage et se bouger, ça dure pendant trois jours et on finit par me renvoyer les flics. Je les préviens de venir avec des bottes, et je vois deux flics descendre de leur voiture, un jeune et un vieux, tous deux avec leurs petits souliers cirés. Evidemment, à mi-chemin, ils commencent à peiner et à râler pour leurs chaussures, alors que des enfants peuvent passer là avec les chevaux. Je leur ai dit « Vous me faites chier » et je suis allé chercher l’obus tout seul.  Je suis revenu avec l’obus dans les bras, je l’ai jeté dans ceux du plus vieux, le jeune avait déjà décampé. Il n’osait plus bouger et refusait de le transporter dans sa voiture. Alors on l’a caché de sorte qu’ils puissent le retrouver sans que personne ne tombe dessus. Lorsque les démineurs sont venus le chercher plus tard, ils ont constaté qu’il était effectivement encore actif. « 

Le grand blond

Mon yucca, dont les feuilles se dressaient jadis fièrement comme des lames de couteau, repousse en frisant étrangement suite à un accident d’arrosage, alors que Pierre Richard a perdu sa longue chevelure bouclée suite à une grave opération pour se retrouver avec des cheveux tous raides. La nature a de ces mystères !

De petits monstres de poche

L’adolescente est incollable sur les noms des Pokémons (7 générations tout de même, 802 bestioles grosso modo). En revanche, 5×8, c’est le black-out. Selon l’intéressée, les Pokémons ayant débarqué dans sa vie à l’âge de l’apprentissage des tables de multiplication, sa mémoire n’a pas eu assez de place pour tout ce petit monde. Je vous laisse deviner qui a été sacrifié au stockage.

Mon meilleur Pokémon est celui que je n’ai pas désiré. Imposé en début de partie (du nom de starter), j’étais un peu vexée de tirer au sort un singe. Coca (son petit nom) s’est révélé un lutteur hors-pair à double type (combat/feu). Un mec qui vous colle un uppercut et vous fait cuire au four. Leçon de vie : les personnes envers qui on a des réticences nous réservent souvent de belles surprises. Lorsque j’ai appelé une vieille dame qui récupérait des chats perdus pour en adopter un, je lui ai spécifié : pas un mâle, pas un roux. Qui est repartie avec un rouquin ? S’ensuivirent quatorze ans d’une belle histoire.

Mon amie Nathalie était une star dans son quartier, la seule maman connue à jouer à Pokémon. Ça défilait sec à la maison pour faire des échanges. Sa légende court encore. Pour ma part, j’ai dû supplier mes enfants de ne plus parler de mon addiction à leurs enseignants, ne m’étant attirée que leur mépris (je cumulais les erreurs, j’ai aussi acheté des mangas à ma progéniture).

Charles m’a gentiment dessiné un Pokémon personnel, Piluku. Je suis la seule à le posséder dans mon Pokédex. Les amis sont malins, une fois qu’ils vous ont dédicacé leurs livres, vous ne pouvez plus les revendre.

 

Enfant, je me souviens de nuits de fièvres ou de vomissements. Des nuits de maladie. Ces nuits enfiévrées semblaient mises à feu. Puis ma mère venait éteindre l’incendie. Les paroles apaisantes, les mains douces, les draps changés, on savait qu’on pouvait se rendormir, l’orage était passé.

J’aimerais encore qu’une voix me dise, au milieu de la nuit, c’est bon, je prends le relais, tout va bien se passer, désormais tu peux compter sur moi.

le snapshot de la semaine dernière

Encore une fois, je suis épatée par la justesse des contributeurs.

Snapshot – Mauerpark à Berlin

Acheté le 07.08.16

Un chat noir perché se demande si le carrelage est sec et s’il peut enfin descendre de l’évier.

(photo visible sur demande)

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