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journal intime universel

Camille Becquet

Mois

juin 2017

Mon quartier imaginaire

La cinémathèque

On n’y profite que de rétrospectives fleurant bon la chlorophylle. Lundi, « le dahlia noir » est au programme, mardi « La rose pourpre du Caire » et mercredi « Magnolia ». Les jours suivants, « Fanfan la Tulipe » (on y croisera peut-être mon voisin), « Les fraises sauvages » et « Broken flowers ». La semaine s’achèvera par une apothéose au jardinage, la célébration de celui sans qui tout cela ne serait possible : « Soleil vert ».

Mon quartier imaginaire

La Grande Bibliothèque suédoise

A tous les étages, des rayonnages contenant les livres illustrés d’Emma Adbåge. Vous ne connaissez pas Emma Adbåge ? Pas étonnant, les éditeurs français boudent son travail. Aussi dans ma bibliothèque, on trouverait tous les livres d’Emma Adbåge, traduits dans toutes les langues du monde. Je n’en serais pas réduite, chaque fois que je me rends à Stockholm, d’acheter ses précieux ouvrages sans y comprendre que pouic. Car dans les ouvrages d’Emma Adbåge (vous avez retenu ?), on trouve mille détails de la vie suédoise, des imprimés scandinaves, des petites plantes grasses aux fenêtres, des suédois en chaussettes, des papas au foyer. Juste ça et j’ai déjà envie d’être là-bas.

Mon quartier imaginaire

La maison de l’Airection

Grands Dieux ! Une maison de passe dans mon quartier !

Mon quartier imaginaire

La maison cassée

Une maison qui ne tient plus qu’à une poutre, qu’on dirait qu’elle sort d’une comptine pirouettecacahuète avec sa grande cigarette. Je me sens privilégiée de n’avoir connu ni cambriolage ni incendie. Quelle sensation étrange de retrouver ses affaires en vrac sur le trottoir, mi-calcinées, mi-détrempées. Avec comme auditoire le public que se sert comme il préfère dans l’amas de vos souvenirs. Peut-être, dans le meilleur des cas, éprouve-t-on dans ce grand chambardement une catharsis inespérée ? Pour le moment, je continue de conserver mon petit bazar et je médite sur cette table rase par le feu.

 

Le snap de la semaine dernière

J’aime beaucoup les interprétations de chacun, cela parle pour eux ;-)….

 

Snapshot du vendredi -Mauerpark à Berlin

Acheté le 07.08.16

Deux chats noir et blanc, dont l’un n’est que le fantôme de l’autre.

 

Mon quartier imaginaire

Le château

Il faut monter le petit escalier raide en pierres jusqu’en haut de la colline. Le lieu est inhabité depuis que le fantôme du Grand-Oncle Poivre y a pris ses quartiers. Il fait grincer les parquets, claquer les portes, tinter la vaisselle et agite les tentures. Parfois même, il s’amuse avec la robinetterie. Commence alors le spectacle des Grandes Eaux de Belleville qui s’écoulent par les fenêtres et vont rejoindre secrètement les canalisations du Canal de l’Ourcq, bientôt la Seine aussi. Ah, voilà donc le responsable des crues mémorables du fleuve parisien !

Mon quartier imaginaire

La Villa des parenthèses

On entre à la villa pour oublier le temps. On sonne, on pénètre par la grille et alors, dans ce jardin luxuriant, le temps s’étire en longues plages sereines, il n’est plus le même. On sort les transats, les coussins fleuris, la balancelle, les verres tintent sur la petite table en fer forgé, on soupire d’aise, on sourit. La brise souffle gentiment dans le saule et les bambous, un papillon volette dans le millepertuis, notre imagination s’égare. Puis il faut partir. On range les verres et, en quittant la villa, on retrouve le petit train-train ordinaire de la vie.

Mon quartier imaginaire

La prison

Y sont enfermés : les fautes d’orthographe, les regrets, les amours déçues, les faux amis, les rapports comptables, les gastro-entérites, les erreurs de jugement, les trompettes, les cris d’effroi, les péroraisons et les humiliations, et même Joëlle qui n’est pas gentille.

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