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journal intime universel

Camille Becquet

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je me souviens

Joyeux Noël

J’ai mis des années à avoir envie de jouer à la poupée. Dans un autre genre. Le Père Noël n’a visiblement pas su que j’avais commandé un poney.

Joyeux Noël

Je préfère l’idée du cadeau au cadeau lui-même. J’aime le soin que l’on a apporté au paquet, le choix du papier, l’art de l’emballage, voire, ultime attention, le ruban. Je n’aime pas autant le déballer, la crainte d’être un peu déçue et devoir le cacher. J’ai imaginé que l’on m’offrirait les mêmes cadeaux tous les ans, le temps que je les admire, puis on les rangerait dans le placard où ils attendraient bien sagement leur heure de gloire au prochain réveillon, sublimes encore.

Joyeux Noël

Comment gâcher le Noël de ses enfants ? En les obligeant à ouvrir leurs paquets sans déchirer les emballages, pour recyclage écologique. No fun garanti !

Joyeux Noël

Belle-maman est la championne des « cadeaux d’assiette » qui, a défaut de nous faire rire, s’avèrent tout de même le pensum du mois, reconduit invariablement d’année en année, inlassablement, inévitablement.

Joyeux Noël

Pour le comptable, 9h52 n’est pas une bonne heure pour se lever le jour de Noël. Ne pas aimer les cadeaux et préférer en offrir une source d’étonnement et de perplexité. Le monde des adultes une bizarrerie.

Joyeux Noël

Il m’a dit  d’aller voir dans le grand placard de la chambre des parents. C’était trop haut pour que je puisse ouvrir les portes du haut. C’était là que se trouvait la célèbre cachette du Père Noël, avec ses jouets par milliers.

Je me souviens aussi…

Ce serait les dernières framboises de l’année, importées d’un pays forcément lointain et ensoleillé. Je me réjouissais déjà de les déguster quand, cherchant vainement dans le frigo, je compris que l’adolescente m’avait doublée et les avait déjà englouties. Pour me venger, et pour rire aussi, je lui envoyais sitôt un sms funeste : « Fais gaffe, on est vendredi 13, il pourrait bien t’arriver des bricoles ! »

Je me souviens…

Je me souviens qu’en colo ma correspondante espagnole disait être une “dominatrice”. Personne ne lui disait qu’il y avait un sous-entendu.

Je me souviens n’avoir jamais eu de profil Facebook et j’en suis fière.

Je me souviens avoir cru que “fessebouc” était un gros mot.

Je me souviens qu’en colo, j’étais la seule à aimer monter sur Gensa, la grosse jument paresseuse.

Je me souviens…

Je me souviens que mon amoureux en CM1 était très “geek”. A la St-Valentin, mes amies avaient des colliers et des lettres, moi j’avais des cartes Pokémons.

Je me souviens qu’après m’être teint les cheveux, mes amis m’ont demandé pourquoi. Je me suis rendue compte que je n’en savais rien. J’ai répondu “l’adolescence”.

Je me souviens avoir dit que Dragon Ball c’était nul et pour les garçons. Une heure plus tard, j’ai demandé où était le tome 2.

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