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journal intime universel

Camille Becquet

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Maraboudficelle

En route pour les impôts, je croisai sur mon chemin une mini crèche (atelier bienveillant) du mercredi où un bambin de trois ans était affairé, raclette en main, à nettoyer la porte vitrée, sous l’œil vigilant de sa….nounou ? Que les filles du futur se rassurent, la formation en arts ménagers chez les garçons commence tôt désormais. Tenez-vous bien, le monde change.

Est-ce cette inquiétude qui a poussé un peu plus loin, deux amoureux à sceller leurs cadenas sur une grille quelconque devant la pharmacie d’un boulevard bruyant ? L’urgence leur aurait fait passer outre le glamour du lieu.

Au service TVA des impôts, un usager avait trompé l’attente en ajoutant tous les accents sur les capitales de l’affichette qui jouxte la fenêtre du préposé. Il a oublié par contre de corriger celle du dessus.

La jeune femme qui s’occupait de mon dossier avait résolu mon problème. « C’est pas grave, puisque vous avez payé. » Avec les services fiscaux, les solutions sont simples.

Maraboudficelle

Ma fille, férue de science youtoubesque, me signale que le pelage des animaux, y compris domestiques, s’accorde à leur environnement. Aussi aurait-il fallu, pour que notre siamois conserve son beau manteau crème originel et son tout petit masque noir -au lieu qu’elle ait l’air aujourd’hui de s’être roulée dans la suie – que nous ayons un intérieur immaculé. La Suédoise qui ne dort que d’un œil en moi rêve déjà d’un splendide parquet blanc. Je retiens le projet pour un prochain chat (n’en parlez pas à mon amant).

Cela m’a fait penser à Charles, qui aimait garder le chat noir de son ami Philippe, parce qu’il avait un rendu très graphique chez lui. Graphique pas comme chez les Anglais (ou les Américains). Si vous dites à un anglophone que c’est « graphic », il va vous regarder de travers.

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Ce matin tout juste, un jeune garçon trottinait devant moi, de cette manière très particulière. Tap tap sur une jambe, puis tap tap sur l’autre, une démarche toute sautillante propre à l’enfance. En le voyant, aussitôt l’envie de faire de même me prit. Quel dommage qu’on y renonce une fois adulte. On se sent capable de chanter quand on déambule ainsi. Si on conseillait cette thérapie à bien des aigris, des déprimés, des coléreux, je suis sûre que le monde tournerait mieux. Il en serait plus bondissant.

D’ailleurs,tout de suite je vais beaucoup mieux alors qu’hier j’avais le moral en berne. Quelqu’un m’a glissé autour du poignet un bracelet VIP. Ce fut une expérience cuisante. la violence des salons littéraires parfois…Bon, je préfère enterrer cette humiliation.

Je préfère dire à Philippe que j’ai bien reçu sa délicieuse carte postale du Portugal. Philippe, tu sais y faire, tu sais que j’adore les récits de vacances, surtout quand ils sont bien tournés. Je n’ai pas oublié les collections de coquillages, tu fais bien de me le rappeler, mais tu sais, Stockholm ne se prêtait pas à cette collection-là et tu vois bien pourquoi. Quant à la collection de feuilles, elle est commencé depuis quelques semaines.

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